La fleur de porcelaine




Fleur de porcelaine

Son origine

Le nom latin de la ‘fleur de porcelaine’ Graptopetalum paraguoyense vient du grec ‘graptos’ : peint, et ‘petalon’ : pétale. Ses discrètes fleurs blanches sont ornées de pointillés rouge carmin. Les botanistes l’appellent aussi plante de porcelaine. La plante casse très facilement, les feuilles détachées servent alors de boutures. Malgré son nom scientifique, elle est originaire du Mexique. Elle a été introduite en Europe à la fin du XIXe siècle. Sa feuille est généralement bleu vert d’eau. L’été, lorsque le vert vire au violet dans le creux de la rosette, au centre des feuilles, les grands-mères y voient un changement de temps, l’annonce de pluies à venir…

Un modeste jardin

Une mode du XIXe siècle

D’après les botanistes collectionneurs aujourd’hui de cactées : ‘La grande mode pour les cactus et les plantes grasses se situe entre la fin du 1er Empire et la Révolution de 1848. Ce fut une passion pour les nobles de cette époque. Ce n’est qu’au début du XXe siècle que ces plantes se répandirent dans les campagnes.’. La culture de ces petites plantes grasses persistantes semble bien être une tradition populaire associée à l’image des grands-mères.

Joubarbe

Elle embellit les jardins de grands-mères

En compagnie de l’artichaut et des raquettes, elle occupe depuis longtemps les espaces les plus ingrats du jardin : les rebords de fenêtre où rien ne pousse, ce coin pierreux balayé par le vent. Les grands-mères, mais aussi les plus jeunes jardinières, la cultivent dans les récipients les plus inattendus : une cuvette émaillée, ce vieux seau qui a servi autrefois à remonter l’eau du puits et à porter le linge au lavoir. La ‘fleur de porcelaine’ se contente des objets les plus modestes et magnifie les choses les plus rudes.

Un jardin en pots

À Montviette, l’ancien logement de l’instituteur ouvre sur la cour de l’école. Cette cour de récréation ne laisse pour jardiner qu’une minuscule bordure de terre au pied du mur de briques. Madeleine y installait au printemps sauges, verveines et agératums achetés au marché. Alors au fil des années, la cour entièrement empierrée de silex, s’est remplie de potées de plantes grasses. L’important mur de brique accueille maintenant ‘queues de rat’, ‘plantes de belle-mère’, toute une collection de crassulacées recueillies au gré du hasard et des visites, un vrai jardin en pots !