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Oiseaux forestiers en bocage |
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Le petit bois est une composante du bocage de Montviette. Ce cortège d’arbres et d’arbustes, né du patient travail humain, est bruissant de chants d’oiseaux par les belles matinées du printemps.
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 Mésange charbonnière |
Les Passereaux
Parmi les espèces communes du bocage, une dizaine sont familières des jardins et des haies proches des habitations. Le pinson des arbres égaie de son chant vigoureux les bois, les fortes haies, les clos de pommiers, les abords du bourg. La mésange charbonnière (chapeau noir et poitrine jaune), la mésange bleue (plus petite, coiffée d’azur) et la mésange nonette (poitrine grise et bonnet sombre), entraînent dans leur ronde le grimpereau des jardins et la sitelle. Ceux-ci se déplacent la tête en bas le long du tronc des arbres. La sitelle se reconnaît à son dos gris bleu. Elle coince dans les fissures de l'écorce des arbres des noisettes en prévision du froid. Elle les picore l’hiver et laisse les coques vides accrochées sur les arbres. |
 Geai |
De grands discrets
Les espèces de forte taille se laissent difficilement approcher. On peut toutefois noter leur présence grâce aux traces qu’elles laissent. Ainsi le geai, compagnon du chêne, met en réserve les glands, cachés au pied des touffes d’herbe. L’hiver venu, il visite ses caches mais ne les retrouve pas toutes. Certains pics sont si discrets qu’ils ne sont reconnaissables qu’à leurs tambourinages sur les arbres. C’est le cas du pic mar et du pic épeichette. A l’automne 1992, un nouveau venu se pose à Montviette : le pic noir. Au printemps 1997, des indices irréfutables de son installation sont découverts dans la pinède des bois du Billot : de grands éclats de bois éparpillés autour des souches de pin, riches en larves d’insectes. Ce pic spectaculaire, le plus grand de tous, est donc capable de s’adapter, passant d’un bois à l’autre. |
 Chardonneret |
Les traces de vie
Des espèces qui ne s’observent pas en milieu boisé ont su profiter de la création du bocage et accompagner l’installation de l’homme. Les chardonnerets nidifient de préférence dans les arbres proches des maisons. Ils tiennent leur nom du chardon, dont les graines constituent leur nourriture favorite, et dont le duvet sert de garniture pour leur nid. La présence de rapaces, comme le faucon crécerelle et la chouette effraie, peut être établie grâce aux pelotes de réjection trouvées au pied d’un poteau ou d’une église. Ces boules sont constituées de ce que le rapace n’a pas pu digérer : os, poils, plume, carapace. En effet ces oiseaux avalent leurs victimes tout entières. Ce qui n’est pas digéré est rejeté par le bec. |
 La huppe fasciée |
La huppe est de retour !
Deux huppes sont arrivées à Montviette ! Près de la mare elles sont là, face à face, comme en parade, à lancer ce chant en grelots. Leurs ailes écartées balaient le sol et montrent un quadrillage bariolé de noir et de jaune orangé. Le mouvement de la tête déploie ce toupet de plumes unique, frangé de noir. Quatre jours durant, elles ont bousculé les autres habitants. Les pies n’ont pas aimé ces nouveaux occupants et ont commencé de les harceler. La buse s’est mise à les pourchasser au sol. Le lendemain midi, elles sont parties. Il faut remonter 10 ans en arrière pour trouver trace de plusieurs observations au cours du même printemps. Les huppes seraient-elles en train de remonter la pente après avoir totalement disparu de leurs sites connus en pays d’Auge? | |
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