Quatre jardins à visiter


Quatre réalisations de l’association, quatre pierres blanches à suivre en Pays d’Auge. Elles vous racontent la parfaite alliance entre les plantes et les humains. Voyageurs qui passez, ne pressez pas trop le pas. Laissez les plantes vous raconter les hommes.

Le Jardin des simples de Crèvecoeur

Franchissez la porterie du temps passé du château de Crèvecoeur. Découvrez le jardin des simples si modeste qu’il se cache entre la chapelle et les douves. Mais ne vous y trompez pas, il recèle bien des secrets pour soigner bêtes et 'bon’ gens'...à moins que Dieu ne le veuille point. En six jardinets, faites connaissance avec les plantes qui soignent les animaux, les femmes, les petits maux, les fièvres. Mais aussi le sedum et les autres plantes utilisées pour guérir ou apaiser les blessures des soldats. A quoi pouvait bien servir le ‘houx fragon’ ? Il est, avec la menthe, le buis, une plante utilisée pour l’hygiène au Moyen Age.

Le Jardin des Dominicaines

À Pont L’Evêque, le couvent des Dominicaines abrite un jardin qui pourrait ressembler à celui qui fournissait à la mère Joseph les remèdes pour soigner ses contemporains en 1704. Le jardin est construit autour d’un corps humain imaginaire et schématique dont les emplacements figurent autant de parties du corps. Les plantes sont regroupées en fonction des maux qu’elles guérissent. Ce jardin a été imaginé après l’étude de deux manuscrits anciens : ‘Le registre mortuaire tenu par les Dominicaines de Pont-l’Evêque entre 1645 et 1792’ et ‘Le manuel des dames de charité’ édité en 1752.

Le Jardin Conservatoire des fleurs et légumes

Poursuivez votre route jusqu’à Saint-Pierre-sur-Dives. Au jardin conservatoire vous rencontrerez vos arrières-grands-mères Valentine, Gabrielle ou Louise. Elles vous feront partager leurs savoirs pour préparer et conserver les plantes de leur jardin. Au gré d’un parcours libre ou guidé, retrouvez les gestes des femmes pour soigner les bêtes, préparer les repas ou les fleurs pour l’église. Elles vous présentent les plantes cultivées autour du lavoir et celles qui soignent les gens. En tout, plus de 450 variétés de fleurs et légumes cultivés en pays d’Auge mais oubliés pour certaines. Leur conservation dépend de leur retour dans les jardins augerons.

Jardin de Saint-Germain-de-Livet

Le Jardin de l'Abbé Marie

Dans l’ancien cimetière de Saint-Germain-de-Livet, cheminez paisiblement parmi les pierres tombales. Découvrez les fleurs et les feuilles utilisées lors des cérémonies religieuses du début du XXe siècle. Le fleurissement des cérémonies à cette époque a été d’une incomparable richesse. Certaines traditions sont même nées au cours de ce siècle ou y ont trouvé une renaissance. Après la communion, quand la procession quitte l'église, les jeunes filles vêtues de la ‘robe’ et du voile, portent dans leurs mains un cierge et un ‘lys des campagnes’, le pancrais. Le 15 Août se déroulait la ‘fête des filles’ de la paroisse. Ce jour-là, l'église est décorée de bouquets de dahlias. Au cours de la messe, les jeunes filles offrent le pain bénit à ceux qui ont donné à la quête. Le pain béni est piqué d'une rose : rouge pour un homme, rose pour une femme.