Les plantes lianes |
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Ces plantes ont en commun des tiges qui s’enroulent en spirale autour des corps voisins, des arbres ou des arbustes. Elles sont dites volubiles, à l’instar du liseron, et font le lien entre les différentes essences de la haie. En plus de colorer les chemins tout au long de l’année, elles aident aussi la fermière à prendre soin de son linge et de sa santé.
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 Le tamier |
'L'herbe à la femme battue'
Le tamier est une plante grimpante, à tige grêle, aux feuilles d’un vert tendre en forme de cœur. Ces baies rouges sont toxiques. Cette plante est appelée faux liseron et surtout ‘herbe à la femme battue’. Ce dernier nom s’explique par son usage thérapeutique décrit par le Dr Jean Fournée dans ‘Le Culte populaire et l’iconographie des Saints en Normandie’. Elle s’applique sur les ecchymoses et notamment sur celles de la face et de la région péri-orbitaire. C’est la racine qui contient le principe actif. Le tamier est aussi connu en Normandie sous le nom de ‘Sceau de Notre Dame’. |
 Le chèvrefeuille |
Le parfum du chèvrefeuille
Cette plante a une tige volubile, c’est-à-dire qu’elle est grimpante. Ses fleurs très parfumées sont de couleur ivoire, souvent teintées en rouge. En normand elle est appelée ‘brou de biquet’, ‘brou’ signifiant ‘pousse verte’ et ‘biquet’ chèvre. Elle est aussi nommée ‘sucet’ car les petits normands sucent ses fleurs pour en extraire la liqueur sucrée qui y est contenue. Elle a pour particularité d’être pollinisée par des papillons de nuit. En effet elle n’émet son agréable parfum qu’à la tombée de la nuit. |
 Le lierre pour la lessive |
Le lierre grimpant
Le lierre est reconnaissable toute l’année à ses feuilles cireuses persistantes vert foncé. Leur forme varie de découpée (quand les fleurs ne sont pas fécondées) à lisse (fleurs fécondées). L’usage du lierre en pays d’Auge est surtout lié à la lessive. En effet il fixe les couleurs, lave le noir et les blouses. Les feuilles sont mises à macérer dans de l’eau pendant 15 jours. L’eau est ensuite utilisée au rinçage pour redonner sa brillance au noir des vêtements de deuil. Les feuilles utilisées avec du gras de bœuf et de la soude caustique font un savon. Les ‘blaudes’ des paysans et des marchands de bêtes sont mises à tremper avec des feuilles de lierre. Le lierre lutte contre l’insomnie, on en met dans l’oreiller. Il est aussi donné à manger aux pigeons et aux vaches, mais jamais pour les veaux. |
 La clématite des haies |
'L'herbe aux gueux'
‘La clématite, ça étrangle les arbres ; la clématite se fume, c’est la liaune’. Ces témoignages ont été recueillis au cours des enquêtes réalisées à Montviette. Son nom normand de ‘vigne de la Vierge’ lui vient de ses jolis rameaux grimpant et retombant en forme de berceau. Ses longues aigrettes plumeuses et enroulées qui surmontent ses graines lui valent le nom de ‘barbe au bon Dieu’. D’après le mémoire de M. Larcher, ‘la botanique à l’école de Méry-Corbon en 1889’, la médecine traitait autrefois la gale par des frictions avec de l’huile dans laquelle on avait faites macérer des feuilles de clématites vigne blanche. Le nom ‘herbe aux gueux’ lui vient de l’usage particulier qu’en faisaient les mendiants. En effet, sa sève est un puissant caustique. Les mendiants se faisaient naître des ulcères aux jambes avec des feuilles pilées. Ses tiges creuses servaient aux enfants à faire des tuyaux de pipe d’où le nom de ‘bois à fumer’. |