Des insectes à observer


Les insectes sont le groupe d’animaux le plus important. Au cours d’inventaires et de randonnées à Montviette, quelques espèces remarquables se sont laissées observer. Alors ouvrez l’œil, car les insectes sont partout mais souvent très discrets.

Mantis religiosa

La mante religieuse

La mante religieuse a été observée pour la première fois à Montviette en septembre 2006. Cet insecte de taille imposante, environ 10 cm, ne passe pas inaperçu dans les jardins et les buissons bien ensoleillés. Elle est facilement identifiable à sa couleur verte, son corps allongé et sa tête triangulaire. Sa couleur, ses fines pattes et son corps en forme de feuille lui permettent de se confondre avec son milieu : c’est la technique du mimétisme. Elle chasse à l’affût : elle reste immobile, prête à saisir la moindre proie. Elle déploie alors ses grandes pattes armées d’épines, et y maintient sa proie pendant qu’elle la dévore. Elle s’est énormément répandue ces dernières années en Normandie.

Chenilles de cossus gâte-bois

Une chenille impressionnante

L’énorme chenille de Cossus cossus a été observée en mars, époque à laquelle elle quitte son arbre nourricier pour un autre dans lequel elle se transformera en chrysalide. Sa grande taille, 10 cm, et sa couleur vive la rendent très visible. La chenille est xylophage, elle se nourrit de bois. Elle creuse des galeries dans les peupliers et les saules. Elle vit ainsi pendant deux ans et se transforme ensuite en papillon nocturne de couleur sombre.

Anatis ocellata

La coccinelle ocellée

La coccinelle ocellée est la plus grande des coccinelles de Normandie. Elle est cependant difficile à observer, du fait de sa rareté. Elle est inféodée aux bois de conifères, et affectionne particulièrement les pinèdes. Mais c’est au cœur du marais de la Gravelle qu’elle a été trouvée au printemps, au cours d’un inventaire faunistique. Même si elle a l’allure de la coccinelle à 7 points, la plus commune dans les jardins, elle s’en distingue facilement grâce aux auréoles jaunes qui encerclent ses nombreux points. Les tâches claires qui marquent son thorax tendent aussi vers le jaune. Elle se nourrit de pucerons, de cochenilles, de larves d’insectes et même de pollen et de miellat.

Le mâle de Calopteryx virgo

La demoiselle bleue

Les demoiselles font partie des Odonates. Elles se distinguent des libellules par la position de leurs ailes lorsqu’elles sont au repos : les demoiselles gardent leurs ailes jointes au-dessus de leur tête tandis que les libellules les étalent complètement. Les Odonates pondent leurs œufs dans l’eau des mares et des étangs. La larve s’y développe pendant plusieurs mois, se nourrit de petits animaux aquatiques. Elle sort de l’eau pour se transformer en l’insecte volant que l’on connaît. La membrane qui entourait la larve est appelée ‘exuvie’ et se trouve aisément en été sur la végétation autour des mares. Cette demoiselle, Calopteryx vierge, fait partie des espèces recensées lors du Programme National de Recherche sur les Zones Humides mené à Montviette.