Papillons des jardins augerons


Les jardins qui offrent une grande diversité de fleurs sont très fréquentés par les papillons. Ils volent de fleurs en fleurs, pour en boire le nectar sucré, leur seule nourriture. Certaines espèces, comme la piéride du chou, sont très communes. Mais quelques espèces très rares se sont laissé observer ces dernières années en Pays d’Auge.

La chenille du machaon

La chenille du machaon préfère le fenouil

La chenille du machaon, Papilio machaon, se nourrit essentiellement de plantes de la famille des carottes, les crucifères. On la rencontre le plus souvent sur le fenouil. Avec ses couleurs vives, elle fait la coquette. Elle est habillée d'un manteau vert clair, avec des rayures noires et des points rouges. Ce costume voyant sert peut-être à prévenir ses prédateurs qu'elle est dangereuse. Elle se transforme en un grand papillon jaune et noir, dont la forme des ailes rappelle le costume en queue-de-pie.

La chenille de la piéride du chou

La piéride du chou, le désastre des jardins

La piéride du chou, Pieris brassicae, est très commune dans nos jardins. Sa chenille dévore les feuilles de choux. Les chenilles vivent en bandes : elles pillent et ravagent les cultures. Elles ne laissent rien derrière elles. En revanche, le papillon participe à la pollinisation des fleurs du jardin et permet au jardinier de récolter de beaux fruits. La chenille et le papillon sont facilement reconnaissables à leur coloration qui va du jaune au blanc, parsemé de taches noires.

La femelle du petit paon de nuit

Le petit paon de nuit a des yeux d’oiseau

Il est rare de rencontrer ensemble le mâle et la femelle du petit paon de nuit, Pavonia pavonia. En effet le mâle sort le jour à la recherche d’une partenaire et la femelle, elle, préfère voler la nuit. Le mâle a des couleurs vives qui vont du marron à l’orange. La femelle est plus grande que le mâle. Ses couleurs sont ternes, dans les tons gris. Les chenilles se nourrissent de bruyères, de ronces et de prunellier. Le mâle et la femelle ont tous les deux quatre taches sur les ailes, qui rappellent des yeux d’oiseau. Ce sont des ocelles ; elles servent à effrayer les prédateurs, qui n’osent pas attaquer le papillon.

Le sphinx à tête de mort

Le sphinx tête-de-mort maintenant en Pays d’Auge

Habituellement, ce papillon ne vient pas dans nos régions. Il n’a été observé qu’une seule fois à Montviette. Le sphinx tête-de-mort, Acherontia atropos, voyage depuis l’Afrique. Ses ailes étroites, qui peuvent mesurer jusqu’à douze centimètres d’envergure, lui permettent de parcourir des milliers de kilomètres. Il tire son nom du dessin qui orne son thorax. Sa chenille se nourrit de préférence des feuilles de pommes de terre. Ensuite elle s’enterre et se transforme en chrysalide. Seuls les individus les plus résistants aux hivers rigoureux de nos régions voient le jour et pourront faire le voyage en sens inverse.