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Les animaux de la mare respirent |
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Les mares du Pays d’Auge abritent des écosystèmes particulièrement riches lorsque l’eau est saine. Les insectes côtoient les mollusques, les amphibiens et les poissons. Chaque famille a développé des moyens pour respirer sous l’eau, hors de l’eau et parfois les deux.
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 Une larve de salamandre |
Capter l’oxygène de l’eau
Que peuvent avoir en commun les mollusques filtreurs (planorbe, anodonte et cyclade) et les larves de demoiselles, d’éphémères et les poissons ? Tous respirent grâce à l’oxygène dissout dans l’eau. L’oxygène est produit par les plantes aquatiques et provient de l’air dissout dans l’eau. Tous ces animaux ont développé des organes liés au milieu aquatique : les branchies. Les mollusques aspirent l’eau par un siphon et rejettent celle-ci dépourvue d’oxygène par un autre siphon. Chez les larves d’insectes et les poissons, les branchies se situent sur le côté, plus ou moins proches de la tête. L’eau y passe en continu, la respiration s’accompagne du mouvement des branchies. Ces animaux ne peuvent pas survivre hors de l’eau. |
 La limnée |
La respiration amphibie
Lorsque les animaux ont voulu sortir de l’eau pour explorer de nouveaux territoires, ils ont dû développer des moyens de respirer aussi bien dans l’eau que dans l’air. La limnée est un exemple de cette adaptation. Lorsqu’elle se déplace sur les végétaux, autour de la mare, ses poumons se remplissent d’air. Quand elle retourne au fond de la mare, ses poumons se remplissent d’eau et fonctionnent comme des branchies. Par contre la planorbe, qui est un mollusque gastéropode comme la limnée, n’a pas de branchies. Elle doit remonter régulièrement à la surface pour remplir d’air sa coquille. Ainsi, elle peut respirer sous l’eau. |
 La nèpe |
Respirer l’air extérieur
Les punaises et les coléoptères aquatiques ne disposent pas de branchies mais de poumons. Ils doivent donc se débrouiller pour capter l’oxygène à la surface de la mare. La nèpe se tient à la verticale, tête en bas, et aspire l’air par un tube respiratoire, sorte de paille. La naucore promène avec elle ses provisions d’air. Elles se présentent sous la forme d’une couche qui recouvre la face inférieure du corps et de poches sous les ailes. L’insecte remonte régulièrement renouveler ses réserves. Les coléoptères gardent aussi l’air sous leurs élytres ou l’abdomen. Certains viennent à la surface de l’eau tête la première. D’autres montent à reculons. Ainsi le dytique se promène avec une bulle d’air qui dépasse à l’arrière de son corps. |
 Un tétard |
Un cas particulier : les amphibiens
Les amphibiens tirent leur nom de leur capacité à vivre aussi bien dans l’eau que sur terre. Mais ce n’est vrai que pour l’adulte. En effet les larves, ou têtards, ne peuvent vivre que dans l’eau et respirent grâce à leurs branchies. La grenouille et le crapaud adultes respirent avec des poumons, en inspirant par la bouche, lorsqu’ils se déplacent sur terre. L’hiver, lorsque les températures chutent et qu’ils doivent se mettre à l’abri, ils s’enfouissent dans la vase des mares. Ils respirent alors par la peau. Cette double adaptation est un avantage pour coloniser plusieurs milieux, mais elle présente aussi un gros inconvénient. Car si les amphibiens ne disposent pas d’un point d’eau suffisamment alimenté, la reproduction n’aboutira pas à la naissance d’une nouvelle génération. | |
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