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Les animaux de la mare se nourrissent |
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L’écosystème de la mare reproduit le même schéma que partout ailleurs. A la base de la chaîne alimentaire on trouve les végétaux aquatiques. Puis viennent les herbivores et les carnivores. L’un d’eux est surnommé la terreur de la mare : c’est le dytique.
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 L'anodonte |
Les herbivores
Les herbivores de la mare comptent un premier phylum d'invertébrés, les mollusques. On distingue les gastéropodes, dont le nom signifie 'qui se déplace sur le ventre'. Leur corps mou est protégé par une coquille en spirale. Leurs représentants dans la mare sont la limnée et la planorbe. Pour se nourrir, ils utilisent leur langue, appelée radula, couverte de minuscules dents, pour râper les microalgues et couper de petits morceaux de feuilles. Un autre groupe de mollusques est celui des bivalves. Il est représenté par l’anodonte et la cyclade. Leur corps mou est protégé par deux coques qui se ferment dès qu’un prédateur approche. Lorsqu’ils sont en sécurité, les bivalves sortent de leur coquille deux siphons : l’un sert à aspirer l’eau, l’autre à la rejeter. Ce système leur permet de se nourrir en retenant les microparticules. On parle alors de filtreurs, comme pour les moules. |
 La phrygane |
Les insectes herbivores
Il existe quelques insectes aquatiques herbivores. L’un d’eux est la phrygane. La larve est très commune dans les mares et les cours d’eau. Elle a pour particularité de protéger son corps mou dans un fourreau. Il est fait de sable, de graviers, de brindilles, de fragments de feuilles ou de soie, selon l’espèce. La larve se nourrit de débris végétaux. La corise, elle, n’a pas besoin de se protéger. Elle fait partie des punaises aquatiques. Son corps est recouvert d’une paire d’ailes membraneuses rigides. Elle nage la tête vers le haut et se nourrit des matières végétales déposées au fond de l’eau. |
 La notonecte |
Des carnivores armés jusqu’aux dents
Les insectes aquatiques carnivores ont développé des appendices redoutables pour capturer et tuer leur proie. Parmi eux, deux espèces de punaises. La nèpe se sert de ses pattes avant comme d’un canif, la lame se refermant comme dans la gorge étroite du manche. Cela immobilise la proie. La nèpe la pique alors avec son rostre. Ensuite, c’est un jeu d’enfant de sucer sa victime. La nèpe est appelée le scorpion d’eau. La notonecte utilise une autre technique. Elle se laisse porter jusqu’à la surface par sa bulle et se glisse sous sa proie, souvent un moucheron naufragé. Au moment où le pauvre diable tente de reprendre son vol, cette vicieuse le pique par en dessous. Une violente douleur, quelques gouttes de salive toxique et c’en est fait du moucheron. |
 Attaque de la larve du dytique |
La terreur de la mare
Le dytique est un coléoptère aquatique. Il passe toute sa vie dans l’eau. Sa larve est aussi redoutable que l’insecte adulte. La larve ne présente pas de mâchoires, elle semble donc inoffensive. Mais en fait, elle est armée de deux crochets mobiles qu’elle plante dans le corps de sa proie. Elle injecte une substance toxique qui la liquéfie. Puis elle aspire l’intérieur. A l’état adulte, le dytique présente deux élytres mordorés et une puissante mâchoire. Grâce à elle, il épluche ses proies comme des noix. Son appétit est tel qu’il s’attaque indifféremment à tous les habitants de la mare : larves d’insectes, mollusques, insectes, têtards et même ses propres larves ! | |
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