

|
Les chemins, supports de la vie économique |
|

|
|
Les chemins creux ont été créés pour permettre le déplacement des habitants de leur maison à l’église ou au marché. Mais ils ont aussi vu passer les marchands ambulants qui les arpentaient et le cantonnier qui les entretenait.
|
 |
Les chemins... au fil des saisons
Les ouvriers agricoles allaient de ferme en ferme proposer leurs services ; ils se louaient à la journée ou à la semaine pour les gros travaux : les foins, la moisson, la récolte des pommes. Les chemins servaient aussi au déplacement des machines agricoles. Sur la charrette, on chargeait les bottes de foin, de paille, le fumier à épandre. Les pommes étaient ramenées à la ferme et stockées dans le grenier au-dessus du pressoir ou à la cidrerie sur un "charroi". Le bois émondé dans la haie était stocké dans la remise. La vase de la mare et la boue des chemins étaient transportées vers les champs pour y être étalées. On emmenait les animaux à l’herbage et la vache au taureau. Les chemins permettaient aussi le transport de l’eau pour les bêtes quand les mares étaient asséchées. |
 Le vannier |
De porte en porte pour vendre ses services
Avant l’apparition des magasins généraux, l’entretien du matériel de la ferme était l’affaire de professionnels qui passaient dans les fermes. Ils se déplaçaient à pied, à vélo ou en carriole. Ils étaient nombreux à exercer des petits métiers aujourd’hui disparus. Le taupier venait piéger les taupes et restait plusieurs jours. Il dépouillait les taupes, clouées sur une planche, les mettait à sécher dans la cheminée et revendait les peaux. Les marchands de balais vendaient des lots de six ou douze balais pour l’année. Le rémouleur se déplaçait avec son chien pour refaire les couteaux et les ciseaux. Avant la guerre, les marchands de toiles et de chemises passaient trois ou quatre fois par an. Le photographe, le marchand de couvertures, les ouvrières pour la lessive et la couture, tous empruntaient les chemins pour gagner leur vie. |
 |
Le transport délicat des produits de la ferme
Les chemins étaient utiles aux laitiers et à leurs chevaux pour aller chercher le lait et les fromages blancs à la ferme. Le laitier chez Meslon charriait le lait avec une charrette. Il prenait les bidons sous les marronniers.
Le boulanger passait avec son cheval et sa carriole. Il soufflait dans une corne pour alerter les habitants. |
 |
L’entretien des chemins était l’affaire de tous
Avant 1960, chaque commune avait son cantonnier. Un tas de cailloux était déposé dans un endroit pour ne pas gêner. Le cantonnier mettait les cailloux dans les trous à boucher avec une pelle et une brouette. Jusqu’en 1930 il n’y avait pas de chemins goudronnés. Les chemins ruraux étaient entretenus par les riverains et les usagers. Chaque riverain d’herbage entretenait son bout de chemin. Les riverains récupéraient les boues du chemin en bordure de champ pour les étaler dans leurs prés. Le propriétaire ou le locataire élaguait la haie bordant les chemins, extérieur et intérieur, tous les ans. | |
|