Aller à l’école à Montviette |
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Avant 1970, il y avait une école dans chaque commune. Les enfants parcouraient jusqu’à sept kilomètres, par tous les temps, pour se rendre à l’école. Certains emmenaient leur repas qu’ils réchauffaient sur le poêle de la classe.
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L'école obligatoire
Depuis la loi Guizot de 1833, chaque commune a obligation d'avoir une école primaire élémentaire. Mais c'est en 1881-1882 que Jules Ferry rend l'instruction gratuite, obligatoire et laïque. Ces lois vont imposer l'instruction des filles et des enfants des campagnes. Mais il arrivait que les enfants restent encore à la ferme pour aider aux travaux. |
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La tenue de l’écolier
Les élèves venaient à l’école avec une blouse pour ne pas salir leurs vêtements et aux pieds des sabots ou des galoches. Les sabots étaient tout en bois. On mettait de la paille dedans pour ne pas se blesser les pieds. Les galoches étaient des chaussures en cuir avec des semelles en bois. Quand leurs galoches étaient mouillées, ils les mettaient à sécher autour du poêle qui chauffe la classe. L’élève apprenait à écrire avec un porte-plume. Sur la table l’encrier était régulièrement rempli par le maître. Pendant la guerre certains fabriquaient l’encre violette en écrasant les fruits du troène. |
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Le jardinage était enseigné à l’école
Au fond de la salle de classe, le poêle à bois réchauffait les enfants. A Montviette, chaque conseiller municipal devait fournir un stère de bois pour chauffer l’école. Au mois de juin, avant les vacances, toute la classe était nettoyée. Les tables étaient frottées pour enlever les tâches d’encre et sont « cirées » avec la galle du chêne.
Comme la lecture ou les mathématiques, le jardinage s’apprenait dans les livres. Puis les enfants allaient jardiner dans le jardin du maître. Cette photo a été prise en 1940 à Montviette par l'instituteur, Monsieur Corvoisier. |
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L'école de Montviette
En 1840, le conseil municipal décide de faire l'acquisition d'un nouveau local pour l'instruction primaire élémentaire vu l'état de vétusté de l'ancien local, son accès difficile et l'impossibilité pour l'instituteur d'avoir de l'eau propre. La propriété envisagée « est dans une position des plus avantageuses. [...] Elle est pourvue d'eau et d'un très beau jardin dont la clôture en haies vives tondues ne demande aucun entretien. [...] On pourrait y établir une classe modèle à l'emplacement d'une belle charreterie. » Les travaux seront terminés dix ans plus tard. La construction d'une maison d'habitation pour l'instituteur est décidée en 1864. Elle sera achevée en 1873, ainsi que la clôture des préaux de récréation et du jardin de l'instituteur. L'école ferme en 1971 et laisse la place à la mairie actuelle. |