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Plantes magiques du jardin |
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Les jardiniers augerons connaissaient certaines plantes aux vertus magiques. Elles étaient cultivées dans le jardin comme légumes, fleurs ou plantes à usage mystérieux…
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Ah ! Ces verrues
Ah ! Ces verrues, que de remèdes n’a-t-on pas essayé pour s’en débarrasser. Ce sont pommes, pommes de terre ou oignons tranchés dont on frotte les verrues. Le fruit est ensuite reconstitué et enterré. Au fur et à mesure qu’il pourrit, les verrues disparaissent. On pratiquait de même en frottant une feuille de haricot sur la verrue. ‘Pour faire disparaître des verrues, jeter 7 pois dans une mare’. Cette pratique est appelé transfert : elle consiste à faire en sorte que le « mal » passe du corps du malade à la plante. En se débarrassant de la plante, le mal disparaît. Cette pratique est utilisée aussi pour les animaux : si un bovin a le fourchet, le paysans prélève la motte de terre sur laquelle la bête a mis le pied le matin en se levant. La motte de terre est ensuite accrochée à la fourche d’un arbre. |
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Les plantes magiques accompagnent la vie
Le cordon ombilical n'est ni jeté au feu ni laissé aux bêtes. Il était d’usage de l’enterrer dans le jardin mais pas n’importe où ! Pour qu’une fille ait un beau teint rose, une belle voix, une belle chevelure ou une bonne santé, le cordon était enterré au pied d’un rosier rouge ou rose. Une famille de Sainte-Marguerite-de-Viette avait l’habitude de creuser le torchis d’un mur et d’y mettre le cordon. Ainsi on évitait les épidémies. Pour les moments dramatiques aussi il y avait une plante pour aider à passer l’épreuve. Ainsi dans « Carnets de formules magiques du sieur Dossin des environs de Pont-l’Evêque, XIXe siècle », on rapporte que pour savoir si un malade vivra ou non, il faut mettre une ortie dans l’urine du malade pendant 24 heures. Si l’ortie sèche, il mourra. Si l’ortie reste verte, il vivra. |
 L'argentine |
Des plantes qui protègent
Pour protéger la maison et les bâtiments de la ferme, un rameau de buis bénit à la messe des Rameaux était posé sur les linteaux des portes, de l’écurie, de la cave à cidre. Il pouvait aussi être jeté dans la mare ou mis sur les tombes. Son usage était tellement répandu que les anciens disaient qu’il fallait en planter un pied dans le jardin avant d’entrer dans sa maison. La couvaison des poules aussi donne lieu à l’usage des vertus magiques des plantes. Ainsi, le buis ou l’absinthe mis sous les œufs permettent de s’assurer le bon déroulement de la couvée.
Un témoin rencontré sur une randonnée a confié que «pour avoir de l’argent toute l’année, pour ne jamais en manquer, au hasard d’une promenade, cueillir une feuille d’argentine et la mettre dans son portefeuille. La changer tous les ans.» |
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«Il est allé au jardin cueillir des plantes »
«Quand j’étais enfant, j’ai eu la jaunisse. Après des soins sans résultat, le médecin a dit à mes parents que j’étais perdu. Ils ont fait venir un guérisseur. Il a demandé qu’on lui donne un journal. Il est allé au jardin cueillir des plantes. Il ne voulait pas qu’on le regarde faire. Il a mis ce bouquet sous mon lit en précisant : «Quand l’enfant sera guéri, il faudra brûler ce bouquet sans l’ouvrir.» C’est ce qu’ont fait mes parents.» | |
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